Les Règles

Voici quelques rappels des principales règles du badminton, probablement utile aux débutants comme aux plus confirmés. Le but est de faciliter l’auto-arbitrage, et les règles sont accompagnées de quelques conseils amicalement donnés par Michael Christensen du Comité de l’Isère (merci à lui! :=)), dans le but de garder l’esprit de notre sport qui doit rester: se faire plaisir en jouant des points. Michael n’est pas responsable des inexactitudes éventuelles, seul le rédacteur est à incriminer…

C’est un abrégé qui ne contient pas tout (allez voir sur la page « Liens » sur le site de la FFBA pour en savoir plus): s’il y a des questions ou des remarques, des rectifications, n’hésitez pas à nous contacter!

Et voici, par thème:

Le « toss » (tirage au sort): 

D’habitude, on pose un volant sur le filet, et une fois qu’il est tombé au sol et ne bouge plus, le bouchon indique la direction du gagnant. Celui gagne a la possibilité de choisir le service ou le côté. Celui qui perd choisit sur l’autre critère  (le service ou le côté).

Le service: c’est le geste le plus compliqué à arbitrer… 8 fautes sont possibles! Et à haut niveau, il faut plusieurs arbitres (dont un qui regarde le serveur, et l’autre le receveur). Autant dire que quand on s’auto-arbitre, qu’il faut être le plus correct possible, sans tomber dans le juridisme.

Où se tenir, et comment éviter les fautes de pied:

Le serveur et le receveur (important, lui aussi est concerné!) doivent être dans leur carré de service et avoir les 2 pieds en contact permanent et stable avec le sol pendant la durée du service. Les pieds ne doivent ni glisser, ni décoller, ni être en contact avec une ligne. Par contre, il est possible par contre, tant que le pied reste au sol en continu, d’être en contact initial sur le talon et de basculer sur l’avant du pied pendant le mouvement.

 

Comment tenir la raquette et servir:

Le tamis doit être dirigé vers le bas, le service doit se faire d’un mouvement continu vers l’avant (éviter de faire aller la raquette d’avant en arrière lors de la préparation… pour éviter les fautes, le conseil de Michael: positionner en premier la raquette, puis quand elle est bien positionnée, placer le volant devant). Le volant ne doit pas être en contact avec la raquette au début du mouvement (sinon ce n’est plus un service, mais un lancer de volant….) L’impact doit se produire sous le niveau des côtes flottantes, en tapant le bouchon et non les plumes. Le service débute dès que le mouvement de raquette vers l’avant a commencé, donc si on rate le volant, c’est une faute de service (mais pas si on le laisse tomber alors que le geste n’est pas commencé).

Positions pour le service en double:

Le serveur et le receveur sont dans leur carré. Les partenaires du serveur et du receveur peuvent se ternir où ils veulent, tant qu’ils ne masquent pas la trajectoire du volant.

Le décompte des points (« scoring »):

Un match se joue en 2 ou 3 sets. Tout les sets se jouent en 21 points, pour tous types de matches. En cas d’égalité à 20-20, le jeu continue, le vainqueur étant celui qui possède à un moment 2 points de plus que son adversaire, à défaut, le premier arrivé à 30 points. Chaque volant joué compte, sauf en cas de « let ».

Le serveur sert depuis le côté droit quand son score est pair, et depuis le côté gauche lorsque son score est impair (et donc, chaque fois qu’on gagne le point sur son service, on change de côté… simple!).

En cas d’erreur de côté au service: quand on s’en rend compte, on rectifie, mais les points joués comptent.

En cas d’oubli du score par les deux partenaires… on reprend à 0 – 0.

Les pauses et le coaching:

A 11 points, une pause de 60 secondes est permise pendant laquelle du coaching (1 ou 2 joueurs max). Il est permis de quitter le terrain, mais il faut être de retour 20 secondes avant la reprise du jeu. Et donc en interclubs, quand vous recevez, prévoyez la bouteille d’eau sur le terrain plutôt que dans le vestiaire.

Entre les sets, une pause de 2 minutes est permise.

A noter qu’il n’y a pas de délai d’attente prévu entre les services, le jeu doit s’enchaîner. Dans un bon esprit, on admet que l’adversaire puisse prendre quelques secondes pour se concentrer ;=). En cas de grosse fatigue, si les deux joueurs sont d’accord, ils peuvent faire une interruption raisonnable… par exemple dans un 3eme set disputé en tie-break.

Pour les interclubs, comme un même joueur peut jouer 2 matchs, il a droit jusqu’à 20 minutes de repos entre les deux matchs. Mais il peut jouer avant s’il se sent d’attaque!

Entre les points, il est permis de « coacher », si c’est fait de façon « égalitaire et respectueuse ». Donc si la disposition du terrain ne permet pas que les deux joueurs soient à égalité de ce point de vue, soyez fair-play: aucun « coaching ». De même, si toute l’équipe hurle « joue sur son revers! », on n’est pas tout à fait dans le respect de l’adversaire. Mais par contre, n’hésitez pas encourager les joueurs dans une ambiance sportive!

Les obstacles et le « let »:

Si le volant touche un obstacle autre que le filet (panneau de basket, plafond du gymnase…) le point est automatiquement perdu par le dernier qui a joué le volant. On peut décider d’un commun accord que les volants qui touchent les filins permettant de lever les panneaux de basket sont « let » et à rejouer.

 Le but de cette règle est d’éviter qu’un joueur en difficulté ne cherche à jouer un obstacle pour se tirer d’affaire… pas de gagner des points sur un coup de (mal)chance.

Le réglage du filet:

1,55m aux poteaux, 1,54m au milieu… en théorie, les câbles de mur à mur sont interdits et il faut des poteaux… en pratique, on ne va pas embêter 80% des clubs (dont le GVB au collège!).

La 3eme mi-temps: obligatoire en interclubs départementaux!!! La fédération envisage d’ailleurs une attribution complémentaire de points sur ce critère, d’après nos informateurs… c’est l’équipe qui reçoit qui régale !